Space Magazine N°1

Moebius (Jean Giraud)

Sublime Couverture Originale de Moebius, pour le numéro 1 du magazine Spatial, édité chez Michel DELIGNE en 1978.

Nous sommes en janvier 1978. Le président Français Valéry Giscard d’Estaing a inauguré le RER un mois plus tôt. Le gouvernement français compte pour la première fois deux femmes ministres. Un satellite espion soviétique, équipé de réacteurs nucléaires, s’écrase au Canada. Au cinéma, le premier volet de la future saga Star Wars vient de connaître un triomphe mondial.

Janvier 1978, c’est aussi le mois où Michel Deligne, libraire et éditeur bruxellois, lance un nouveau magazine, Spatial. Son sous-titre : « Fantastique et science-fiction d’hier et d’aujourd’hui ». Trois ans après la naissance de Métal hurlant, et un mois avant l’apparition d’(À suivre), Spatial se fait d’emblée une place parmi les périodiques de BD adulte. Son existence plus éphémère (cinq ans) en fera un titre mythique pour les collectionneurs.

La science-fiction est alors à son apogée dans le 9e art, avec des auteurs incontournables comme Jean-Claude Mézières et Pierre Christin, Enki Bilal ou Philippe Druillet. Mais pour la couverture du numéro 1 d’une revue de SF, il faut la star numéro 1 du genre. Un nom s’impose immédiatement à l’époque : Jean Giraud, alias Mœbius ! C’est le moment où son Art s’exacerbe, avec des œuvres comme Arzach ou Le Garage hermétique, et plus tard L’Incal.

Ce dessin de Mœbius est un petit bijou, et fait de la couverture du premier numéro de Spatial un véritable choc graphique rappelant notamment Exterminateur 17 d’Enki Bilal. Les tons orangés offrent une ambiance apocalyptique annonçant des univers où humains et androïdes cohabitent, comme le film Blade Runner 2049.

L’œil attentif remarquera que le nom du vaisseau est Midrach. Il s’agit d’un mot hébreu désignant une méthode d’interprétation des textes bibliques. Il invite à ne pas rester en surface, mais à s’interroger et à chercher en profondeur. C’est une tradition dans la SF de baptiser les vaisseaux de noms plus ou moins énigmatiques : on pense par exemple au Nebuchadnezzar de Morpheus, dans la saga Matrix des Wachowski.

Quant à la femme qui se dresse fièrement contre l’adversité, ne fait-elle pas immédiatement songer à La Liberté guidant le peuple du peintre Eugène Delacroix ?
Elle en est l’alter ego du futur. S’imposant fermement au côté d’un homme-robot fait de métal et de tuyaux, elle laisse entrevoir une partie de sa poitrine, prouvant par là qu’elle est un être de chair et de sang…

La taille est intéressante et pas courante, proche du format A4.

Encre de chine, encres de couleurs et pastel, signé à l’encre en bas a droite.

Dimension du carton : 21,9 x 28,2 x 0,2 cm.
Dimension du dessin : 19,1 x 25,1 cm.

Un Certificat Moebius Production sera remis à l’acquéreur.

Provenance : Vente Christie’s du 20 Novembre 2019.

Encadrement Professionnel.
Accompagné de l’exemplaire n°1 de Spatial.

Space Magazine N°1

Moebius (Jean Giraud)

 

Sublime Couverture Originale de Moebius, pour le numéro 1 du magazine Spatial, édité chez Michel DELIGNE en 1978.

Nous sommes en janvier 1978. Le président Français Valéry Giscard d’Estaing a inauguré le RER un mois plus tôt. Le gouvernement français compte pour la première fois deux femmes ministres. Un satellite espion soviétique, équipé de réacteurs nucléaires, s’écrase au Canada. Au cinéma, le premier volet de la future saga Star Wars vient de connaître un triomphe mondial.

Janvier 1978, c’est aussi le mois où Michel Deligne, libraire et éditeur bruxellois, lance un nouveau magazine, Spatial. Son sous-titre : « Fantastique et science-fiction d’hier et d’aujourd’hui ». Trois ans après la naissance de Métal hurlant, et un mois avant l’apparition d’(À suivre), Spatial se fait d’emblée une place parmi les périodiques de BD adulte. Son existence plus éphémère (cinq ans) en fera un titre mythique pour les collectionneurs.

La science-fiction est alors à son apogée dans le 9e art, avec des auteurs incontournables comme Jean-Claude Mézières et Pierre Christin, Enki Bilal ou Philippe Druillet. Mais pour la couverture du numéro 1 d’une revue de SF, il faut la star numéro 1 du genre. Un nom s’impose immédiatement à l’époque : Jean Giraud, alias Mœbius ! C’est le moment où son Art s’exacerbe, avec des œuvres comme Arzach ou Le Garage hermétique, et plus tard L’Incal.

Ce dessin de Mœbius est un petit bijou, et fait de la couverture du premier numéro de Spatial un véritable choc graphique rappelant notamment Exterminateur 17 d’Enki Bilal. Les tons orangés offrent une ambiance apocalyptique annonçant des univers où humains et androïdes cohabitent, comme le film Blade Runner 2049.

L’œil attentif remarquera que le nom du vaisseau est Midrach. Il s’agit d’un mot hébreu désignant une méthode d’interprétation des textes bibliques. Il invite à ne pas rester en surface, mais à s’interroger et à chercher en profondeur. C’est une tradition dans la SF de baptiser les vaisseaux de noms plus ou moins énigmatiques : on pense par exemple au Nebuchadnezzar de Morpheus, dans la saga Matrix des Wachowski.

Quant à la femme qui se dresse fièrement contre l’adversité, ne fait-elle pas immédiatement songer à La Liberté guidant le peuple du peintre Eugène Delacroix ?
Elle en est l’alter ego du futur. S’imposant fermement au côté d’un homme-robot fait de métal et de tuyaux, elle laisse entrevoir une partie de sa poitrine, prouvant par là qu’elle est un être de chair et de sang…

La taille est intéressante et pas courante, proche du format A4.

Encre de chine, encres de couleurs et pastel, signé à l’encre en bas a droite.

Dimension du carton : 21,9 x 28,2 x 0,2 cm.
Dimension du dessin : 19,1 x 25,1 cm.

Un Certificat Moebius Production sera remis à l’acquéreur.

Provenance : Vente Christie’s du 20 Novembre 2019.

Encadrement Professionnel.
Accompagné de l’exemplaire n°1 de Spatial.

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